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Institut National des Sciences Appliquées

Pierre-Éric Goudal / Martin Bonnet

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Institut National des Sciences Appliquées

Pierre-Éric Goudal / Martin Bonnet

Interview de Pierre-Éric Goudal et Martin Bonnet

 

Bonjour à tous, cette semaine les interviews SHN vous emmènent à la découverte de disciplines atypiques : l’escalade et l’enduro. Et à en juger par la fougue et la verve de leur deux représentants, vous auriez tout à gagner à mieux connaître ces sports. Car tant au niveau du palmarès que de la repartie, Pierre-Éric Goudal et Martin Bonnet ont du potentiel…


T.H : Première question, présentez vous rapidement : âge, sport pratiqué, année scolaire, mensurations ?


Pierre-Éric Goudal :
Je m’appelle Pierre-Éric Goudal, je suis en 3ème année MIC, j’ai 21 ans, je fais entre 1m80 et 1m83 et je pèse 71 kilos. Je pratique l’escalade.


Martin Bonnet : Je m’appelle Martin Bonnet, je suis en aménagement d’étude entre la 3ème et la 4ème année GC. J’ai 21 ans, je fais de l’enduro (équivalent du rallye en moto), je mesure 1m75 pour 69 kilos.

T.H : À quelle fréquence vous entraînez-vous ?


P-E.G : C’est assez variable mais en moyenne je m’entraîne entre 5 et 8 fois par semaine plus les compétitions.


M.B : Pendant la saison de course (une vingtaine de courses par saison) on ne s’entraîne pas énormément mais par contre pendant la saison hivernale on a 4 séances de physique et 3 séances de moto par semaine, plus une semaine par mois avec l’équipe de France. Enfin, il faut ajouter à tout cela les journées « testing » du matériel.

T.H : Quel est, à l’heure actuelle, votre palmarès sportif ?


P-E.G : J’ai été 4ème en championnat de France cadet. Il y a deux ans j’ai été 7ème aux championnats de France senior et j’ai eu une sélection en équipe de France pour une compétition où j’ai pris une bonne raclée (rires…)


M.B : J’ai attaqué la compétition à 16 ans et depuis mes résultats sont croissants. L’an dernier j’ai fini 10ème aux championnats d’Europe et j’ai gagné la coupe de France par équipe. J’ai été 13ème à une manche de championnat du monde. J’ai aussi pu intégrer l’équipe de Sherko France (NdT : marque de moto) qui me sponsorise.

T.H : Quels sont vos objectifs pour la suite ?


P-E.G : Pour moi les objectifs sont très simples c’est avant tout d’être champion du monde (rires…) Plus sérieusement je traîne depuis un an et demi des pépins physiques et j’aimerais vraiment revenir à mon meilleur niveau et retrouver l’équipe de France le plus tôt possible.


M.B : Cette année je passe en championnat de France élite qui est extrêmement relevé. Par contre j’aimerais finir sur le podium du championnat d’Europe (où je serai encore Espoir). À plus long terme j’aimerais trouver les financements pour faire l’intégralité du championnat du monde, et aussi si possible obtenir mon diplôme INSA…


T.H : Maintenant on change puisque c’est Pierre-Éric qui va répondre aux questions sur Martin et vice versa. Pour commencer donnez nous le principal atout de votre camarade dans son sport et dans la vie ?


P-E.G :
Il faut savoir que pour faire le sport qu’il fait il faut être sacrément « fondu » et son principal atout c’est qu’il n’a pas grand-chose à protéger sous son casque, il est complètement fou. En plus de ça dans la vie comme en moto il est toujours à bloc.


M.B : Ce qui est impressionnant chez Pierre-Éric c’est que même avec le poids qu’il fait il arrive à se hisser en haut de murs impressionnants (rires…). En plus, si dans la vie il paraît cool et relax, à l’entraînement c’est tout le contraire, il est à fond. Par contre en cours c’est encore le côté relax qui prend le dessus …

T.H : Et quel est son plus gros défaut ?


P-E.G : Son principal défaut est bien sur son fort accent paysan qui en aura repoussé plus d’une (rire …). Et on ne dira rien de son camion bleu…


M.B : Son principal défaut c’est le vélo, car quand à l’entraînement je lui fais essayer ce sport, il nous gratifie de belles chutes.

T.H : En quoi le statut de sportif peut aider votre collègue dans sa vie de tous les jours ?

 
P-E.G :
Le statut ne l’aide pas vraiment parce qu’il est vraiment doué en cours c’est un peu mon manitou en matière de cours (rires…).


M.B : Le statut l’a aussi aidé pour les tutorats et pour rattraper les cours…


P-E.G : Le statut m’a surtout aidé psychologiquement puisqu’en première année on appelle un redoublement « un aménagement de première année » …

T.H : Merci à vous deux et avant de partir une petite phrase pour promouvoir votre sport ?


P-E.G : Pour répondre au désormais célèbre « l’important c’est que ça glisse », je dirais qu’en escalade faut y aller dru dans le pentu … À part ça, si vous êtes cons et arrogants ne venez pas, sinon vous pouvez venir c’est sympa (surtout si vous êtes jeunes et belles…).


M.B : En moto on dit souvent : si tu freines t’es un lâche et si tu ne freines pas t’es un con… À méditer … !



Théo pour le bureau de l'AS